AMdigital
Journal digital
Business5 min de lecture2 juin 2026

Trois devis sur la table. Aucun ne parle du même site.

Combien coûte un site internet en Suisse romande ? De CHF 800 à CHF 15'000, ce que chaque budget achète vraiment, les cinq questions qui font parler un devis, et le niveau qui correspond à ton stade.

Illustration : Trois devis sur la table. Aucun ne parle du même site.

Ce que tu vas y gagner

  • Comprendre ce que chaque niveau de prix achète vraiment, de CHF 800 à CHF 15'000
  • Poser les cinq questions qui font parler un devis avant de signer
  • Choisir le budget qui correspond à ton stade, ni trop, ni trop peu

Il est 22h10. Tu as imprimé les trois devis parce que c'est plus facile de comparer sur papier, et ils sont posés côte à côte sur la table de la cuisine. CHF 890. CHF 4'200. CHF 14'500. Même métier, même demande, même mois.

Dans les trois, exactement les mêmes mots : « site vitrine, responsive, référencement inclus ».

Tu relis le moins cher. Puis le plus cher. Puis le moins cher à nouveau. Et tu repousses la décision d'une semaine, comme la semaine dernière.

Ce que ce choix te coûte vraiment

Prends une feuille. Combien de demandes ce site devrait-il t'apporter par mois pour que tu le considères comme réussi ? Une, deux, cinq, selon ton métier. Multiplie par ton panier moyen, puis par douze.

Le chiffre que tu obtiens, c'est ce que le site te rapporte chaque année s'il fait son travail. Pose-le maintenant à côté de l'écart entre tes trois devis. Dans la plupart des métiers d'ici, l'écart entier se rattrape en un ou deux mandats.

C'est là que le raisonnement du moins cher se casse. Un site à CHF 890 qui ne t'amène personne pendant deux ans ne t'a pas coûté CHF 890. Il t'a coûté CHF 890, plus deux ans de ce qu'il aurait dû rapporter, plus le prix de celui que tu vas finir par refaire. Le moins cher des trois est souvent le plus cher. Il te le facture juste plus tard.

La question que personne ne t'a posée

Relis tes devis. Combien commencent par ce que le site doit te rapporter ? Aucun, probablement. Ils décrivent tous des livrables : un nombre de pages, un menu, un formulaire, un certificat de sécurité.

Un site n'est pas une quantité de pages. C'est un travail à faire : transformer quelqu'un qui hésite en quelqu'un qui te contacte. Tant que ce travail n'est écrit nulle part, tu ne compares pas trois prix, tu compares trois personnes qui ont imaginé trois choses différentes. Un site sans mission est cher à n'importe quel prix.

Ce que je vois

Toujours le même parcours, et il s'étale sur trois ans. La première année, on prend le moins cher, parce qu'on n'est pas certain que ça serve à quelque chose. La deuxième, on évite de donner l'adresse aux bons clients. La troisième, on refait tout, cette fois au prix du milieu. Le total payé n'est jamais celui du premier devis.

Je vois aussi une chose plus discrète : presque personne ne demande ce qui se passe après la mise en ligne. C'est pourtant là que se logent les vrais écarts. Un site est une machine qui tourne tous les jours, pas un meuble qu'on livre une fois.

Ce que chaque budget achète vraiment

Moins de CHF 1'500 : une brochure. Un modèle existant rempli avec tes textes et tes photos. Personne ne réfléchit à qui arrive ni à ce qu'il cherche, ta visibilité locale reste au minimum, et le résultat ressemble à mille autres. Honnête si tu veux juste exister quelque part. Piège si tu attends des clients : c'est exactement le cas que je décortique dans ton site est joli, alors pourquoi il ne ramène personne.

CHF 1'500 à 5'000 : un site qui a un travail. Quelqu'un s'est posé les trois questions qui comptent : qui arrive, pourquoi, et qu'est-ce qu'on veut qu'il fasse avant de partir. Les pages guident vers une action (devis, rendez-vous, appel), les textes sont écrits dans les mots de tes clients, la visibilité sur ta commune est travaillée. C'est la zone où se joue le vrai rapport effort/résultat pour un indépendant ou une petite PME romande.

Au-delà de CHF 5'000 : du sur-mesure. Réservation, espace client, vente en ligne, connexion à tes outils, design entièrement dessiné. Justifié quand le site devient un rouage de ton exploitation, pas quand il reste une vitrine. Tu peux voir à quoi ça ressemble une fois monté dans les projets.

Les cinq questions qui font parler un devis

  1. « Qu'est-ce que ce site doit me rapporter ? » Si la réponse parle de design avant de parler de clients, tu connais déjà la suite.
  2. « Qui écrit les textes ? » Le poste le plus sous-estimé de tout le projet. Si la réponse est « tu les fournis », compte tes soirées : elles font partie du prix.
  3. « Est-ce qu'on me trouve quand on cherche mon métier dans ma commune ? » Ton métier plus ta région, c'est un chantier à part entière, pas une case à cocher.
  4. « Qu'est-ce qui se passe après la mise en ligne ? » Hébergement, modifications, panne un samedi matin : qui s'en occupe, en combien de temps, pour combien par an. Deux devis identiques peuvent diverger de plusieurs centaines de francs par année à cette ligne.
  5. « Le prix est-il ferme ? » Un prix ferme, ou un plancher clair validé avant de commencer. Le reste est une porte ouverte.

Ces cinq questions se posent par téléphone, en dix minutes. Les réponses classent tes trois devis mieux que les montants.

Le bon budget, c'est celui de ton stade

Tu démarres et tu testes encore ton activité : un site simple mais pensé suffit, garde tes moyens pour aller chercher tes premiers clients. Ton bouche-à-oreille tourne déjà et tu veux qu'il continue quand tu es sur le chantier : c'est le moment du site qui travaille. Ton exploitation dépend du digital tous les jours : le sur-mesure se rentabilise.

La seule vraie erreur, c'est le décalage. Payer CHF 890 en attendant les résultats d'un site à CHF 5'000. Ou payer CHF 15'000 pour une carte de visite en ligne.


Un site n'est pas une dépense de décoration. C'est un poste qui travaille ou qui dort. Ne demande pas combien il coûte. Demande ce qu'il est censé faire, et tu sauras ce qu'il vaut.

Tu as tes devis sous les yeux ? Écris-moi ton métier, ta commune et ce que tu attends du site en deux lignes, à contact@amdigital.ch. Je te dis quel niveau se justifie chez toi et ce que je regarderais en premier dans ce que tu as reçu. Ça prend une minute et ça ne coûte rien.

La semaine prochaine : le canal que tes clients préfèrent déjà, et que la plupart des indépendants n'utilisent qu'à moitié.

On regarde ce que ça donnerait chez toi ?

Fais l'audit IA - 3 min

Gratuit · Sans engagement · Réponse en 24h

Le Déclic digital

Le prochain numéro dans ta boîte, avant tout le monde.

Tu viens d'en lire un. Le suivant arrive la semaine prochaine, écrit de la même main, sur un autre endroit où ton temps s'en va.

Un numéro par semaine, jamais de spam. Désinscription en un clic, en bas de chaque envoi.